Qu’est ce que la pneumologie ?

La pneumologie est la spécialité médicale qui traite des maladies du système respiratoire. 

Quelles sont les principales maladies du système respiratoire ?

Les maladies couramment évaluées et traitées par les pneumologues comprennent :

  • l’insuffisance respiratoire
  • l’asthme 
  • la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive). Cette maladie se caractérise par une obstruction des bronches et une destruction du tissu pulmonaire. Conséquences : le passage de l’air vers les alvéoles pulmonaires est freiné, l’oxygénation du sang est perturbée. Le tabac (actif, passif, in utero) est la principale cause de la BPCO. La BPCO se manifeste par : Un essoufflement , une toux quotidienne ou presque, des crachats, des bronchites à répétition ou traînantes
  • les maladies infectieuses telles que la pneumonie, la tuberculose, la pleurésie …
  • la mucoviscidose
  • l’embolie pulmonaire
  • le cancer du poumon 
  • l’emphysème 
  • l’hypertension artérielle pulmonaire

 

Focus sur la BPCO

Qu’est ce que la BPCO ?

La BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) est une maladie respiratoire chronique due à une inflammation et une obstruction permanente et progressive des bronches. Il s’y associe une réponse inflammatoire pulmonaire anormale pouvant être liée à des toxiques inhalés.

En 2016 :

  • 7,5% des adultes de plus de 40 ans ont une BPCO, soit plus de 2,5 millions de personnes
  • 120 000 hospitalisations pour BPCO
  • 16 000 personnes sont mortes des suites d’une BPCO

L’arrêt du tabac et la prise en charge précoce de la maladie permettent de diminuer le nombre d’hospitalisations et de décès.

 

Quelles sont les causes de la BPCO ?

La cause principale est le tabagisme (80% des cas)

Les autres facteurs favorisants :

  • Le tabagisme passif
  • Le cannabis
  • Certains facteurs environnementaux :

– la pollution atmosphérique

– la pollution intérieure par un chauffage au bois ou au charbon

  • L’exposition professionnelle à des toxiques ou des irritants :

– particules minérales dans l’industrie minière,

– particules organiques (végétaux et moisissures) dans l’industrie textile et le secteur agricole,

– gaz, vapeurs et fumées

  • Rarement une maladie génétique rare : déficit en alpha 1 antitrypsine responsable d’un emphysème pulmonaire

 

Quels sont les symptômes ?

La BPCO évolue longtemps à bas bruit, elle se manifeste par une toux, une expectoration. À un stade avancé, apparait un essoufflement à l’effort. La spirométrie fait le diagnostic de la BPCO, ce test respiratoire est la méthode la plus fiable pour détecter la BPCO qui s’effectue au cabinet médical d’un médecin. Ce test met en évidence un trouble ventilatoire obstructif persistant après l’administration d’un bronchodilatateur. Elle permet de stadifier la BPCO du stade 1 au stade 4. Une radio des poumons qui peut-être normale et les gaz du sang.

 

Quelles sont les complications ?

– Altération de la qualité de vie

– Retentissement sur l’activité professionnelle, les activités quotidiennes et la vie sociale

– Maladie génératrice d’anxiété, de dépression et de troubles du sommeil

– Comorbidités cardiovasculaires, myopathie, dénutrition – obésité, ostéoporose, anémie

– Cancer du poumon

– Insuffisance respiratoire chronique

– Insuffisance respiratoire aiguë due aux exacerbations

 

Qui sont les personnes à risque ?

Les personnes à risque sont les fumeurs et les personnes avec des comorbidités associées comme l’hypertension artérielle, reflux gastro-oesophagien, infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque, etc.

 

Quels sont les traitements ?

La BPCO ne peut être guérie mais sa prise en charge ralentit son évolution.

Cette prise en charge est multidisciplinaire, elle inclut :

– L’arrêt du tabac

– Des médicaments

– Une réhabilitation respiratoire

– L’exercice physique

Après le diagnostic, la première mesure consiste à arrêter de fumer et/ou interrompre l’exposition aux substances favorisant la maladie. La prise en charge médicamenteuse repose sur l’utilisation de bronchodilatateurs de courte ou de longue durée permettant de dilater les voies respiratoires et d’améliorer le débit d’air. Ce traitement peut être associé à des corticoïdes pour réduire l’inflammation locale en cas d’exacerbations répétées. Dans les formes les plus sévères entrainant une insuffisance respiratoire chronique, une oxygénothérapie de longue durée est nécessaire. Elle peut être complétée par une ventilation, non invasive ou invasive. La réhabilitation respiratoire est utile pour les patients présentant une intolérance à l’effort et des limitations de leurs activités quotidiennes.

Elle repose sur une approche multi et trandisciplinaire incluant :

– Exercice musculaire

– Éducation thérapeutique

– Kinésithérapie respiratoire

La vaccination anti-grippale est recommandée chaque année aux patients atteints de BPCO. Une vaccination antipneumococcique est également conseillée aux patients en insuffisance respiratoire chronique tous les 5 ans.

 

Quelle espérance de vie ?

Les progrès thérapeutiques et le développement de la prise en charge ont considérablement augmenté l’espérance de vie. Mais la BPCO représente 3% des décès en France. D’ici 2030, elle pourrait être la 4è cause de mortalité dans le pays comme le rapporte l’association BPCO.

Propos recueillis par le Dr Moufidi, pneumologue à la clinique des 2 Caps

Sources : L’Assurance maladie Santé publique France Dr Jebrak, pneumologue à l’hôpital Bichat

 

 

 

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